Insultes envers ses coéquipiers et L. Blanc : que risque Serge Aurier ?

A travers une vidéo filmée et diffusée sur Internet dans la nuit de samedi à dimanche, Serge Aurier se serait livré à plusieurs dérapages verbaux. Le latéral droit du PSG pourrait provoquer un véritable tollé, puisque ses principales cibles seraient Laurent Blanc et certains joueurs du club parisien. 

Le conditionnel doit être utilisé puisque selon le journaliste Pierre Menès, le joueur dément avoir prononcé ces paroles, et doit, en compagnie du club, faire une déclaration dans la matinée. Une plainte devrait être également être déposée pour falsification de vidéo.

Que risque Serge Aurier ?

Des propos blessants

 “Zlatan la gentille bête”  et “Sirigu le gué-flin”

Dans la vidéo, plusieurs parisiens sont évoqués : Zlatan « la gentille bête » et Sirigu le« gué-flin » (flingué en verlan).  

Or, selon le règlement disciplinaire et le barème des sanctions de référence pour comportement antisportif de la FFF, sont constitutifs de propos ou gestes blessants, les remarques, gestes ou paroles prononcées dans le but d’offenser la personne qui en est l’objet. Ces derniers peuvent être caractérisés qu’ils soient commis à l’encontre d’un officiel – au cours et en dehors de la rencontre – ou à l’encontre d’un joueur ou d’un entraîneur, comme il s’agit du cas en l’espèce. 

Selon le point 2.4.II.B dudit règlement, lorsque ces propos sont prononcés en dehors de la rencontre, le joueur risque 3 matchs de suspension ferme.

Des propos aussi grossiers voire injurieux 

En évoquant les relations entre Zlatan Ibrahimovic et Laurent blanc, Serge Aurier insinue que l’entraîneur est totalement soumis au Suédois (10’05 sur la vidéo). Ensuite, lorsqu’un internaute lui demande si « Laurent Blanc fait souvent la folle ou pas », l’Ivoirien répond que c’est « une fiotte ». Des propos qui pourraient dès lors, être considérés comme grossiers voire injurieux.

En effet, selon le règlement de la FFF, sont constitutives de propos grossiers, les remarques ou paroles contraires à la bienséance prononcées dans le but d’insulter la personne (et/ou la fonction) qui en est l’objet. Aussi, sont constitutives d’injures, les remarques ou paroles prononcées dans le but de blesser d’une manière grave et consciente la personne (et/ou la fonction) visée, sans que les mots ou expression utilisés soient pour autant grossiers. 

Les propos ayant été rapportés en dehors de la rencontre et à l’encontre de l’entraineur et de ses coéquipiers, le joueur est en l’espèce passible de 8 matchs de suspension ferme. De telles sanctions qui pourraient donc priver l’international ivoirien du match Chelsea-PSG de mardi.

Les sanctions disciplinaires prévues à l’article 614 de la Charte du football professionnel

Viennent aussi s’ajouter les sanctions disciplinaires prévues à l’article 614 de la Charte du football professionnel. Le pouvoir de sanction s’entend du pouvoir de prendre toute mesure ayant une conséquence sur le statut du sportif afin de sanctionner des manquements fautifs. Ce pouvoir est détenu par le club.

Selon cet article, tout agissement considéré comme fautif peut – en fonction de sa gravité –  faire l’objet de l’une ou l’autre des sanctions classées ci-après par ordre d’importance :

  • Lettre d’avertissement : observation écrite destinée à attirer l’attention
  • Actions sociales et éducatives au profit du club et de ses partenaires publics et privés
  • Mise à pied disciplinaire : sanction consistant à interdire à un salarié coupable d’une faute de se présenter à son travail. Lors de la mise à pied, le salarié n’est pas rémunéré
  • Rupture du contrat pour faute grave (conformément à l’article L. 1243-1 du Code du travail et qui devra également respecter les autres dispositions de procédure de la Charte en la matière). A ce titre et selon la jurisprudence, la faute grave est celle qui résulte d’un fait ou d’un ensemble de faits imputables à un salarié qui constitue une violation des obligations de travail d’une importance telle qu’elle rend strictement et définitivement impossible le maintien du salarié dans l’entreprise. 

Parmi les principaux manquements disciplinaires, figurent le refus de participation à un match public, la mauvaise tenue sur le terrain, ou encore, le manque de respect à un dirigeant ou à un entraîneur comme il s’agit du cas en l’espèce. Selon l’importance de l’écart, lettre d’avertissement pouvant aller jusqu’à une mise à pied disciplinaire de six jours. Dans les cas graves ou en cas de récidive, le club pourra prononcer la rupture du contrat.

En l’occurence, Serge Aurier n’en est pas à son coup d’essai. En mars dernier, après la qualification du PSG pour les quarts de finale de la Ligue des champions face à Chelsea, il avait insulté l’arbitre dans une vidéo et écopé de trois matchs de suspension.

La Rédaction

La vidéo :

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