Dépôt de bilan pour l’Union Bordeaux Bègles – Mios Biganos 

L’intersaison mouvementée que nous venons de traverser n’a en rien entaché notre appétit à l’heure de débuter ce nouveau championnat ». Ce sont par ces mots que l’entraineur de l’Union Bègles Bordeaux-Mios Biganos (UBB-MB), Emmanuel Mayonnade, a débuté la saison après un été mouvementé en coulisse en raison des difficultés financières du club.  Pourtant, malgré tous les efforts consentis, l’équipe féminine de première division de handball a dû déposer le bilan le 6 novembre 2015 à la suite d’une réunion du conseil de surveillance la veille.

En dépit d’une fin de saison dernière particulièrement prolifique avec un titre obtenu en Challenge Cup et une finale en Coupe de la Ligue, l’UBB-MB n’avait pas su combler son déficit à l’issu de l’exercice 2014-2015. Cette situation financière avait conduit la commission nationale de contrôle et gestion (CNCG) a relégué, dans un premier temps, le club en deuxième division. Cependant, grâce à une procédure de conciliation devant le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) l’UBB-MB avait obtenu son maintien dans l’élite.

La procédure de conciliation

Cette procédure de conciliation devant le CNOSF est prévue aux articles L. 141-4 du Code du sport et R. 141-5 et suivants de ce dernier.

« le Comité national olympique et sportif français est chargé d’une mission de conciliation dans les conflits opposant les licenciés, les agents sportifs, les associations et sociétés sportives et les fédérations sportives agréées »

Cette procédure de conciliation s’effectue au sein d’une conférence des conciliateurs, au nombre de treize membres minimum et vingt-et-un maximum. Etant reconnus pour leur connaissance de l’organisation des activités sportives et leur compétence en matière juridique, les conciliateurs doivent motiver en fait et en droit l’ensemble de leur décision.

Le sort des joueuses et entraineurs

Ce dépôt de bilan a pour effet de libérer les neufs joueuses bénéficiant du statut de professionnel ainsi que les entraineurs. Ces derniers étant désormais libre de s’engager avec un autre club bien que l’on ne soit pas dans la période dite de « transfert ». Si pour les joueuses, le fait de trouver un nouveau club peut s’avérer compliqué – mais pas impossible – l’avenir d’Emmanuel Mayonnade semble incertain du fait de la difficulté pour tout entraineur de retrouver un club en cours de saison.

Il est important de noter que si l’UBB-MB parvient à combler son déficit d’ici la fin de l’année, elle pourra reprendre le chemin des compétitions dès la saison prochaine mais à un niveau inférieur : celui de la Nationale 1, l’équivalent de la troisième division.

Quid des enjeux pour les autres équipes du championnat ?

Face à cette situation plus ou moins inattendue, le championnat de France continue avec seulement neuf équipes et sans aucune descente à l’issue de la saison.

Cette situation pose la question de l’intérêt sportif du championnat et donc du choix du CNOSF de conserver le club en D1. Etait-il véritablement possible d’envisager un redressement de l’UBB-MB ?

Pierre Marcadier

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