Cyclisme : un premier cas de dopage technologique avéré en France

Cyclisme : un premier cas de dopage technologique avéré en France

©Kévin Pelé

Il s’agit du premier cas avéré de « dopage technologique » en France. Le moteur a été découvert dans un vélo utilisé par un coureur lors d’une course amateur disputée à Saint-Michel-de-Double, en Dordogne.

Les fait ont été découverts dimanche dernier, au cours d’une opération conjointe menée par le parquet de Périgueux, la Fédération française de cyclisme (FFC) et l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD).

« Nous avons été avisé par un fonctionnaire de l’Agence française de lutte contre le dopage d’une suspicion de tricherie au moyen d’un système électrique, vraisemblablement un petit moteur« , a précisé le procureur de la République de Périgueux, Jean-François Mailhes.

Interrogé lundi par France Bleu Périgord, le cycliste de 43 ans a révélé les causes de son geste. Ce dernier a en effet expliqué à la radio locale avoir recouru à ce système illégal non pour gagner, mais simplement afin de se relancer dans la compétition après une blessure.

« Je l’ai fait parce que j’ai été victime d’une hernie discale au mois de mars et je n’ai pas fait de vélo pendant trois mois, explique Cyril, âgé de 43 ans. J’ai essayé de reprendre la compétition mais j’ai eu du mal à cause d’une sciatique dans la jambe droite. Je l’ai fait pour avoir moins de mal en fin de course. » (Interview France Bleu Périgord)

Plusieurs sanctions possibles

« Le barème pour ce genre de fraude peut se chiffrer en années de suspension », a commenté le président de la FFC M. Callot. En janvier 2016, un premier cas prouvé d’un vélo aidé par un moteur dissimulé, avait valu à la Belge Femke Van den Driessche, une suspension de six ans par l’Union cycliste internationale (UCI).

Sur le plan pénal, le coureur amateur peut également être poursuivi pour corruption sportive, délit incriminé par l’article L 445-1-1 du Code pénal :

« Les peines prévues à l’article 445-1 sont applicables à toute personne qui promet ou offre, sans droit, à tout moment, directement ou indirectement, des présents, des dons ou des avantages quelconques, pour lui-même ou pour autrui, à un acteur d’une manifestation sportive donnant lieu à des paris sportifs, pour que ce dernier accomplisse ou s’abstienne d’accomplir, ou parce qu’il a accompli ou s’est abstenu d’accomplir, un acte modifiant le déroulement normal et équitable de cette manifestation. » (Article 445-1-1 du Code pénal)

Ce délit est passible de cinq ans d’emprisonnement et de 75000€ d’amende.

La Rédaction

 

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